Le vendredi 11 juillet 2025, solennité de Saint Benoît, nous avons vécu la veillée de clôture des 21 jours de jeûne et de prière – Acte 11, sous la motion du Saint-Esprit .
Le frère Jérémie Pio, Vice-modérateur de la communauté des Enfants de Padre Pio, nous a enseignés sur l’appel urgent à la maturité spirituelle.
Il nous a exhortés à sortir de l’immaturité pour que Dieu puisse pleinement nous utiliser .
Tant que nous restons spirituellement enfants, nous ressemblons à des héritiers qui ne diffèrent en rien des esclaves (Galates 4,1).
Le chrétien mature, lui :
cherche la volonté de Dieu
rejette les murmures
affronte l’épreuve
discute avec Dieu dans la prière
médite Sa parole jour et nuit
se laisse façonner dans la communion fraternelle (Siracide 30,12)
C’est au pied de la croix que naît cette maturité : quand nous cessons de fuir nos combats intérieurs, quand nous acceptons d’être brisés pour porter du fruit (Jean 12,24).
Là où il y a maturité, Dieu peut se réjouir de nous comme Il s’est réjoui de Job (Job 42,5).
Le Seigneur veut récolter, mais Il ne peut rien moissonner dans une vigne stérile ou un cœur tiède .
Nous sommes donc appelés à devenir des hommes et des femmes solides, capables : d’ordonner au mal de quitter nos vies, de veiller, de servir, de grandir comme de vrais disciples.
Lors de cette Nuit d’Hommage au Saint-Esprit, quelque chose de puissant s’est passé : les témoignages ont jailli comme des flots de grâce
Guérisons, délivrances, restaurations, percées inattendues…
Chacun avait une histoire. Chacun avait une victoire. Oui, le Saint-Esprit agit encore aujourd’hui, avec puissance et amour !
Et nous ne pouvions pas garder cela pour nous.
En cette nuit d’hommage, le Frère Fondateur Abraham Marie a dévoilé la mission du Saint-Esprit
: défendre les enfants de Dieu contre les voix d’accusation.
Comme Paul accusé sans fondement (Actes 24,1) ou la femme adultère piégée au Temple (Jean 8,1-11), nous sommes parfois exposés à des attaques spirituelles : voix sorcières, héritages occultes, liens de mort, caveaux familiaux…
Leur but ? Éteindre notre lumière et nous enfermer dans la honte.
Mais l’Esprit Saint est notre avocat. Il plaide pour nous, brise les chaînes invisibles et restaure notre dignité .
Par la prière , la communion fraternelle , la consécration et le discernement, nous avons repris autorité.
Ce soir, le feu du Saint-Esprit a visité l’assemblée et le Sang de l’Agneau a parlé plus fort que toutes les condamnations.
Nous avons condamné les langues qui s’élevaient contre nous.
Nous avons décrété la liberté par Jésus-Christ.
Le Saint-Esprit, le Paraclet, est notre défenseur.
Tôt le samedi 12 juillet, lors de la messe de clôture de la Nuit d’hommage au Saint-Esprit, l’homélie profonde du Père Ernest Kouadjo s’est appuyée sur deux piliers essentiels de la vie spirituelle : le pardon et la confiance en Dieu .
À travers l’exemple de Joseph (celui de la Genèse ), il nous a montré comment cet homme trahi par ses frères a su garder un cœur pur, refusant la haine et la vengeance. Joseph avait compris que même dans l’injustice, Dieu agit et que ses souffrances faisaient partie d’un plan plus grand.
Le Père nous a alors invités à suivre cet exemple : pardonner, même quand c’est dur, surtout face aux blessures infligées par ceux qu’on aime . Il a été clair : la rancune et la colère étouffent le Saint-Esprit
et nous empêchent de grandir spirituellement. Ce sont des poisons silencieux qui peuvent mener à une forme de mort intérieure.
Enfin, il nous a exhortés à rester fidèles dans notre service à Dieu, malgré les coups de la vie. En prenant la Très Sainte Vierge Marie comme modèle de patience et de confiance, il nous a encouragés à nous laisser guider par le Saint-Esprit
, en toute confiance dans la volonté de Dieu.
